dimanche 18 mars 2012

Randonnée au Lac Bouillant (Dominique 2ème partie)

Jeudi matin, on est prêt pour la fameuse randonnée au Lac Bouillant (Boiling Lake). Nous sommes un groupe de 16, soit 14 québécois et 2 français. Nous quittons nos bateaux vers 6h15 le matin car les taxis doivent nous prendre à 6h30. Nous arrivons à la piste à 07h00. La randonnée se fait en partie dans la forêt tropicale, et en partie dans une zone très aride appelée «Vallée de la désolation». Dans la forêt, c'est majoritairement des escaliers à monter ou descendre. Les marches (quand il n'en manque pas) ne sont pas standard. Ici, c'est un passage qui descend: Nous devons traverser un ruisseau plusieurs fois.

Plus on monte, plus les montagnes sont impressionnantes.

La fumée que l'on voit ici vient du Lac Bouillant. On a l'impression que ce n'est pas loin mais on aura dû marcher plus de 13 km pour le voir et revenir.

Selon ce que j'ai lu, il y a 7 volcans sur l'île (et quelqu'un m'a dit 9...).

Entre les montagnes, le sentier descend pour ensuite remonter. Nous arrivons ici dans la vallée de la désolation.

Pour y arriver, on doit descendre ce cap de roches. Il y en avait qui avait un peu plus de difficulté que d'autres.

On arrive en bas où un courant d'eau pratiquement bouillant sort de la montagne et vient se mélanger à un autre cours d'eau mais froide cette fois. On voit plein de «marmites» d'où sort de la vapeur. Il fait chaud, il y a des vents frais et une forte odeur de souffre qui nous suit tout le temps.

Ici, on a tenté de toucher à l'eau mais elle est environ à 180 degré. Pas besoin de dire que l'on ne s'y est pas trempé les pieds. Les bouillons sont causés par les gaz qui sortent de la terre.

Et c'est reparti, ça descend, puis ça monte encore... c'est pour ça qu'on aura tous les mollets en compote le lendemain.

Mais il n'y a pas que les muscles qui auront droit à un traitement ici. Il semblerait que la boue qui se dégage de ces «marmites» est très bonne pour la peau. Il faut s'enduire le visage, les bras, les genoux... enfin, il y en a qui ont fait des excès mais on peut toujours rêver! Tout d'un coup on aurait l'air 10 ans plus jeune en fin de journée?!? Ça ne coûte rien d'essayer.

Jean et Michel ont essayé eux aussi. Il fallait bien donner l'exemple, Jean (du bateau Océane II) nous servait de guide et nous le suivions toujours en tête de file.

Un peu plus loin, on croise un bain d'eau chaude. On y prendra une pause au retour pour détendre nos muscles avant de continuer la route.

Comme vous pouvez voir, le chemin est encore long mais on se rapproche de la fumée, c'est bon signe!

Nous voici arrivé au Lac Bouillant! Entre les vapeurs, on réussit à voir le lac de temps en temps. C'est le deuxième plus grand lac bouillant au monde.

On est resté le temps de manger notre lunch, puis on a dû prendre la route du retour. Nous sommes arrivés ici passé 11h00 c'est-à-dire après 4 heures de marche et il faut refaire le chemin complet pour revenir. Mais on prendra le temps de faire une petite pause dans le bain d'eau chaude. Il faut aussi nous laver... car nous avons encore tous la boue séchée dans le visage, sur les bras, les jambes etc...

BRAVO! nous avons réussi. Tout le monde l'a fait jusqu'au bout. Nous sommes arrivés à notre point de départ à 15h00. La randonnée a donc duré 8 heures pour nous. Les derniers du groupe sont arrivés à 16h00 et les taxis revenaient nous chercher à 16h30. Ce fut une journée inoubliable! En fait, si notre mémoire nous faisait défaut dans les jours suivants, nos muscles nous le rappelait assez vite...

Tour guidé de la Dominique (3ième partie)

Pour notre dernière journée à Roseau, nous nous sommes organisés une visite guidée de la Dominique. En compagnie de 3 autres bateaux, nous avons loué les services d'un guide qui nous a fait visiter quelques endroits particuliers de l'île dans un minibus. De toute façon, aucune de nous (les femmes en tout cas) n'aurions pu faire une randonnée pédestre après celle du Lac Bouillant. En fait, juste descendre du minibus semblait être un exploit tellement nos muscles étaient endoloris... En partant de Roseau, nous sommes montés dans les rues de la ville pour avoir ce point de vue. On voit très bien le gros stade où ils jouent au cricket (leur sport national). Nous avons tous eu le même flash dans le minibus: «comme dans "La grande séduction"»! Pas besoin de vous dire que nous n'étions pas les seuls québécois. En regardant vers le sud, on voit une autre partie de la ville. Roseau est quand même une grande ville. Et c'est la capitale de la Dominique.

En passant au travers du jardin botanique, on croise cet autobus qui s'est fait littéralement écrasé par le Baobab lors d'une tempête. Ne vous en faites pas, il n'y avait personne à bord.

Toujours dans le jardin botanique, on croise cet arbre dont je ne me rappelle plus le nom. Ce que je me rappelle par contre, c'est que ces «boules» sont relativement dangereuses. Elles explosent quand elles tombent car elles sont pleine de gaz. Et il semblerait que ça pue pas à peu près. Ils disent que ça sent la «merde de diable» ("devil's shit" comme le guide nous a dit).

Un peu plus loin, nous nous sommes arrêtés sur la route chez des locaux qui étaient occupés à faire du chocolat. C'était très primitif comme installation mais on a compris le principe. Ils cueillent tout d'abord le fruit:

Une fois ouvert, on en retire des petites gousses blanches gluantes que l'on peut sucer. Mais ça ne goûte pas le chocolat.

Ils font ensuite sécher toutes ces gousses au soleil sur une tôle.

Et finalement, ils enlèvent la petite pelure dorée pour trouver le morceau de cacao noir à l'intérieur. Ils passent toutes ces gousses dans un hachoir et rajoute du lait condensé sucré pour nous faire goûter. Ça n'a pas tout à fait le même goût (ni la même texture) que ce que nous avons l'habitude de manger mais c'était très intéressant.

Un peu plus loin sur la route, le chauffeur s'est arrêté pour prendre cette corossol que Patou nous montre fièrement.

Nous nous sommes arrêtés également pour acheter des fruits chez un vendeur local. 4 mégas pamplemousses frais du jour pour l'équivalent de 0,80$, des oranges, du melon, des bananes, des goyaves etc... Les fruits poussent en abondance sur l'île. On a parfois l'impression que c'est plus de la mauvaises herbe que d'autres choses. Il y en a partout sur le bord de la route. Nous nous sommes également arrêtés dans un territoire Caribe (indiens) et on a pu goûter à leur pain fait d'une certaine farine et de noix de coco. C'était succulent chaud.

Sur la route du retour, nous avons fait un arrêt baignade à «Emerald Pool», qui est un bassin d'eau dans la forêt dans le bas d'une petite chute. L'eau y était très rafraîchissante, et le décor est enchanteur. Mais ici, en Dominique, la végétation est tellement riche qu'on a l'impression d'être en pleine jungle à bien des endroits.

Voici donc le capitaine qui s'apprêtait à aller prendre le bain.

J'ai peu de photos de la place car c'était très sombre... mais c'était magnifique!
Il reste beaucoup de choses à voir sur cette île. Nous comptons bien revenir l'an prochain pour en visiter d'autres parties et faire multiples autres randonnées. Il y a un sentier qui part du sud de l'île et qui monte jusqu'au nord en passant d'un côté à l'autre. Pour les randonneurs, c'est le paradis!

jeudi 16 février 2012

Anse d'Arlet

À notre départ d'Anse Mitan pour nous rendre à Anse d'Arlet, nous nous sommes arrêtés à l'Anse Noire pour aller y faire un peu d'apnée. Les poissons étaient au rendez-vous ... mais les méduses (jellyfish) aussi. Nous ne sommes donc pas restés longtemps mais le paysage valait le détour. La baie est toute petite et la plage est magnifique. Deux miles plus loin, nous avons jeté l'ancre à Anse d'Arlet et nous y sommes depuis environ 3 jours. Voici l'ancrage vu de la plage.

Et voici la plage... oui, oui, c'est aussi beau que sur la photo (et même plus).

En partant de la plage, on peu prendre une petite marche vers le village d'Anse d'Arlet qui est plein de charme.

Nous y avons visité l'endroit en compagnie de Jean-François et Dominique de Julia IV.

Un autre bel ancrage (Petite anse d'Arlet).

Lors de notre passage dans le village, nous avons eu droit à un défilé pour le carnaval. Ce dernier sera officiellement en vigueur de dimanche à mercredi prochain. Il y aura des fêtes et défilés à tous les jours... et beaucoup de musique.

Aujourd'hui, c'était la fête pour les enfants.

mardi 14 février 2012

La Caravelle

Après nos trois randonnées à Saint-Pierre, les gars sont encore plein d'énergie (les filles aussi...). On décide donc de faire de la voile jusqu'à Fort-de-France d'où nous pourrons prendre l'autobus pour nous rendre à La Caravelle où il y a, semble-t-il, une superbe randonnée à faire.
À 7h00 am, samedi matin, nous sommes déjà rendus au stand d'autobus avec Mireille et Sylvio. Comme c'est samedi, il n'y a pas beaucoup d'autobus et le dernier (pour revenir) est en début d'après-midi. On doit donc partir tôt pour être capable de revenir à temps. La randonnée est, selon les guides, de 8 à 10 km et on doit compter environ 1 heure de bus pour arriver au point de départ (si on est chanceux). De Fort-de-France à Trinité, puis de Trinité à Tartane. Nous arrivons finalement au départ du sentier à 08h30. Le sentier traverse tout d'abord les mangroves,
puis longe la côte de la presqu'île. Cette presqu'île est située du côté est de la Martinique donc côté Atlantique. La mer y est déchaînée.

Les paysages sont de toute beauté, mais il faut faire attention. À plusieurs endroits, le sentier longe le ravin et il suffit d'une petite roche ronde pour nous faire perdre le pied.


Arrivés à un point de vue, les gars décident d'aller plus loin, juste pour voir. Alors je leur dit: une pose les gars... On va prendre une photo... avant... au cas où!

Voici ce qui les attirait:

Ils y sont arrivés, ils ont vu et ont survécu... c'est sûr!

Pendant ce temps, Mireille et moi restions bien sagement au point de départ à admirer le paysage (et reprendre notre souffle... je parle pour moi en tout cas).

Le sentier continue comme ça tout le tour de la presqu'île. On monte, on descend, on monte, on descend... Le guide mentionnait un dénivelé de 60m. C'est juste qu'il ne précisait pas combien de fois on allait devoir monter et redescendre, ni les conditions dans lesquelles on devrait le faire.

Des paysages toujours plus beaux les uns que les autres.



Ici, un point de repère pour nous montrer que nous sommes toujours sur la piste (le point bleu et blanc).

Après une marche vraiment agréable mais au combien épuisante (toujours pour moi évidemment), nous revenons à Tartane où nous attendent rafraîchissements et lunch bien mérités dans un restaurant local.

Sous la tente bleue, voici les marcheurs en mode «repos»! La bière était bonne...

Le village de Tartane est très accueillant:

Sainte-Anne et Saint-Pierre, Martinique

Désolé pour ce retard... Depuis que nous sommes rendus en Martinique (comme dans toutes les îles françaises), les accès internets sont beaucoup plus difficiles à trouver.
Voici ce qui nous a retenu à Sainte-Anne plus d'une semaine:
Mais non! Pas les couchers de soleil... le poteau! Oui, oui: le poteau. Nous avons fait rajouter celui-ci à notre arche pour y fixer notre nouvelle éolienne. Voici donc celle-ci à l'oeuvre dans l'ancrage de St-Pierre (avec un autre coucher de soleil comme fond d'image). Avouez que ces couchers de soleil sont quand même très romantiques.

Et voici encore notre nouvelle acquisition à l'ancrage d'Anse Mitan.

Comme certain d'entre vous doivent se poser la question, nous avions effectivement déjà une éolienne mais elle avait plus de 10 ans et n'était pas très efficace. Pour couronner le tout, elle était positionnée entre nos deux panneaux solaires et faisait ainsi de l'ombre à ceux-ci, diminuant ainsi leur efficacité à moins de la moitié de ce qu'ils pouvaient nous donner. Juste enlever notre vieille éolienne nous a permis de doubler notre entrée d'énergie. Avec l'éolienne en plus, c'est le grand luxe... on se permet les lumières, la musique, l'ordinateur etc... sans avoir à faire partir le moteur pour recharger.

Nous avons dû attendre une bonne semaine pour faire installer ce poteau et nous avons été chanceux de ne pas attendre plus longtemps. N'oubliez pas, ici, on est dans les îles... Je crois que Michel les a un peu impressionné à force d'aller les voir ou les appeler pratiquement à tous les jours. Ils ont dû se dire: il faut se débarrasser de ces canadiens... ils vont nous rendre fou!

Bref, pendant notre attente, nous en avons profité pour côtoyer les amis à Sainte-Anne. Avouez quand même que le paysage n'est pas désagréable.

Voici le quai:

l'église vu du quai,

et la place publique d'où tous les petits commerces (incluant la boulangerie pour nos croissants du matin) sont accessibles.

Mère Nature se donne régulièrement en spectacle. Elle ne se limite pas aux couchers de soleil, on a aussi droit à des arc-en-ciel très souvent. Il faut dire que le soleil et la pluie se succèdent sans arrêt quand ils ne sont pas présents en même temps... Voici ce que ça donne:Une fois l'éolienne réglée, nous avons fait une belle journée de voile pour nous rendre à St-Pierre où on a rejoint Sylvio et Mireille (du bateau Brania) pour aller faire quelques randonnées pédestres. Jean-François et Dominique de Julia IV nous ont également suivis pour venir visiter l'endroit.

Ici, à St-Pierre, au pied du Mont Pelée, il pleut très souvent. Le soleil revient toujours, mais pas tout le temps quand on le voudrait. Nous avons donc fait quelques-unes de nos randonnées sous la pluie.

Voici notre ancrage:


La première journée de notre séjour, nous sommes allés faire la marche du Canal de Beauregard (canal des esclaves). Cette année, je n'ai pas pu sortir ma caméra de son sac de plastique car il a plu des cordes. Le sentier était d'ailleurs un peu boueux. Mais nous avons quand même beaucoup apprécié. Cet endroit est de toute beauté, même sous la pluie. Pour ceux qui ne s'en rappelle pas, vous pouvez retourner sur mon blog (voir mars 2011). Nous étions 9 québécois à faire la randonnée. Pas besoin de vous dire qu'on ne passait pas inaperçus.

Le lendemain, nous sommes allés faire notre petite randonnée pour voir la «Vierge des Marins». À partir de l'ancrage, on suit un petit chemin sinueux qui monte dans la montagne jsuqu'à la statue. On y a des vues magnifiques de la ville. Ici, tout au bout du chemin de l'autre côté du cimetière, vous pouvez voir Sea Kite à l'ancrage.

Voici donc St-Pierre, vu du chemin.

Remarquez que je ne suis pas la seule à avoir pris cette photo! Mireille et Jean-François doivent en avoir une pareille. Dominique, de son côté, s'assure que JF prend bien les photos.

Un peu plus haut, la vue est encore plus belle.

Cette ville a été entièrement détruite en mai 1902 par l'éruption du volcan (Mont Pelée). La statue de la vierge (Notre Dame du bon Port) a été soufflée de son socle. Elle a évidemment été remise à sa place depuis mais elle garde quelques petites éraflures témoignant de son histoire.

Jean-François, Michel et Sylvio lisent ici l'histoire de la statue.

Journée suivante: rhumerie Depaz. Encore une bonne randonnée pédestre sous un soleil de plomb. Au moins, ici, on va avoir droit à un rafraîchissement avant de revenir. Quoique, une dégustation de rhum en plein soleil avec une heure de marche à faire, c'est pas fort! Le site est vraiment très beau.

La visite guidée nous amène au travers des anciennes installations,

aux abords du château,

tout en donnant les informations historiques que nous lisons avec intérêt.