dimanche 1 mai 2011

Union (Grenadines)

Voici donc notre dernière soirée à Mayreau avant notre départ vers Union. Comme bien des soirs, le coucher de soleil était sublime. Lundi matin, nous arrivons à Clifton sur l'île d'Union. C'est la fête ici, tout le monde est dans la rue en ce lundi de Pâques.

On peut y magasiner nos légumes quand même assez facilement. Plein de petits kiosques, tous plus colorés les uns que les autres, nous offrent leurs produits.

Retour au quai des annexes qui est situé à l'hôtel Anchorage. Il y a, ici, un bassin de requins très populaire auprès des touristes.

Et voici l'ancrage:

Comme vous pouvez le constater, les couleurs sont toujours aussi belles. (En passant, ceci n'est pas du trucage... c'est vraiment la couleur de l'eau). Sur cette petite île à l'avant plan, il y a un bar-restaurant. La seule façon d'y accéder est en bateau évidemment. Nous ne sommes pas encore allés mais on ne manquera pas ça.

Il y a toutefois des jours où ce n'est pas aussi beau. Voici la même prise de vue lors d'une journée un peu moins ensoleillée. Durant cette journée, nous avons eu droit à plusieurs grains.


Palm Island: île privée. On a le droit de se promener sur la plage mais pas sur l'île. L'île entière appartient à un hôtel de grand luxe. On ne peut même pas visiter.

Voici donc l'ancrage de Clifton sur l'île d'Union avec Sea Kite et plusieurs autres bateaux.

Face à notre mouillage, une petite île abrite quelques jeunes adeptes de kite surf. À chaque journée que la température le permet, ils sortent leurs attirails et font du kite surf entre les voiliers à l'ancrage. J'en ai bien quelques belles photos mais je vous épargne.

Nous avons quitté Clifton, une fois nos provisions refaites, pour aller de l'autre côté de l'île dans la baie de Chatham. Celle-ci est beaucoup plus sauvage et il n'y a pas plus que 7 ou 8 voiliers à chaque soir qui s'y ancrent. On trouve dans cette baie quelques petits cabanons dans lesquels des locaux offrent leurs services de restaurant. Il n'y en a un seul qui semble avoir l'électricité alors le soir, les touristes mangent à la noirceur parmi les moustiques. Pour encourager les locaux qui sont très gentils, nous avons dégusté de bonnes langoustes cuites par l'un d'entre eux et qu'ils sont venus nous livrer au bateau. Notre restaurateur s'appelait «Shark Attack» et ses langoustes étaient succulentes.
À partir de la baie, il faut monter un sentier assez abrupte pour éventuellement croiser une route qui nous mène aux différents villages. Nous avons ainsi marché jusqu'à Ashton. En cours de route, nous avions une belle vue de la baie,

et une fois la montagne contournée, nous avons vu le village de Ashton.

Nous avons croisé quelques résidents dont cette femme qui s'en allait, avec un sceau de glace sur la tête, jusqu'à la baie de Chatham. Je ne sais pas qu'est-ce qui lui restait de glace à son arrivée mais il ne devait pas en rester beaucoup avec cette chaleur. La marche pour se rendre à la baie est tout en montant puis en descendant dans le bois et doit bien prendre plus de 45 minutes.


Nous avons également rencontré Danis qui nous a offert des fruits de ses arbres. Les habitants de cette île sont d'une gentillesse incroyable. Tout le monde nous parle, nous demande d'où nous venons et si nous avons besoin d'aide pour trouver quelquechose ou nous offrir de nous reconduire quelquepart.

Les gens ici sont également très fiers. Il y a plein de belles petites maisons bien entretenues aux multiples couleurs. Les terrains sont bien aménagés et si les propriétaires sont sur leur balcon, ils ne manquent pas de vous saluer.
La rue elle-même est très propre, à part les excréments de chèvres par-ci par-là. Évidemment, il y a tellement de chèvre ici, on en trouve partout. Et des toutous aussi:

Dont celui-ci qui s'est couché dans la rue après notre passage, comme s'il nous boudait parce qu'on ne s'était pas occupé de lui.

Au retour, après avoir remonté tout en haut de la montagne, il faut redescendre par le sentier où la végétation est évidemment très différente de celle par chez nous.

Ici, on a eu l'impression de rencontrer un de ces personnages du magicien d'Oz ou autre conte pour enfant. Cet arbre semblait vouloir nous parler.

À notre arrivée sur la plage, j'ai enlevé mes «gougounes» et remarqué qu'elles étaient transpercées d'épines de cactus à plusieurs endroits. Je sais, je sais, les gougounes n'étaient peut-être pas les chaussures idéales pour ce genre de randonnées, mais nous ne savions pas vraiment à quoi nous en tenir avant de partir du bateau et des souliers fermés, c'est trop chaud... on évite ça.

samedi 23 avril 2011

Grenadines avril 2011

Au départ de Bequia, nous nous sommes dirigés vers le sud. Nous avons passé devant l'île de «Petit Nevis» pour commencer. En passant, je vous défie de retenir tous les noms d'îles que vous rencontrerez dans mes deux messages sur les Grenadines. On a, nous mêmes, un peu de misère à démêler tous ces endroits. Nous avons finalement jeté l'ancre à Canouan, en face de l'hôtel «Tamarind». Il y avait, avec nous à l'ancrage, un gros yacht sur lequel un mariage a eu lieu un soir. Ça semblait être le mariage du riche propriétaire (d'un certain âge) avec une belle jeune femme (un peu trop jeune pour lui...). Nous avons eu droit au saxophoniste local toute la soirée, qui jouait du Kenny G. Il était pas mal bon! C'était, je dois dire, très romantique! Il y avait quand même plus de membre d'équipage sur le bateau que d'invités.

Voici donc la plage de l'hôtel...

et la vue que nous avions de cette plage à partir du bateau.

Comme nous ne pouvons pêcher la langouste ici et que la saison tire à sa fin, nous avons acheté de Gaston, quelques langoustes que nous avons dégustées le soir du mariage. Gaston est un pêcheur local qui est venu nous offrir du poisson (et de la langouste) à la nage.

Depuis que le soleil est revenu, après une semaine de temps nuageux et pluvieux, le soir venu, nous avons généralement droit à de beaux couchers de soleil. J'ai mis un peu de temps à sortir mon appareil pour celui-ci mais ça donne une bonne idée. En plus, nous avons la lune qui nous en met plein la vue depuis quelques nuits.

Le jour revenu, nous avons visité l'île de Canouan. Ces petites îles sont toutes en hauteur. Nous devons donc marcher en montant, à la grosse chaleur, en plein soleil... Et voici l'ancrage, vu du chemin. Le terrain vide en premier plan est la cour d'école. Il y avait plein de chèvres qui s'y promenaient.

Et voici le «super market»! Deux allées maximum d'à peine 10 pieds. Ici, on ne mange pas ce que l'on veut mais plutôt ce que l'on peut trouver...

Et même à cette chaleur au soleil, la végétation ne semble pas avoir de problème à pousser.


À notre départ de Canouan, nous nous sommes dirigés vers Salt Whistle bay à Mayreau. L'ancrage était vraiment magnifique jusqu'à temps que les bateaux de location arrivent et nous envahissent. Après une nuit, pendant laquelle Michel a dû rester dans le cockpit pour vérifier qu'aucun bateau ne vienne nous frapper, nous avons quitté l'endroit très tôt le matin.

Il faut avouer que l'endroit avait un certain charme quand même! En arrière plan, on distingue l'île de Canouan. Comme vous pouvez voir, ces petites îles sont toutes pas mal rapprochées.

Et ici, à Salt Whistle, au bout de la plage, on retrouve un restaurant assez particulier. Les tables et les banquettes sont toutes faites de pierres et chacune est surmontée d'un palapa.

Voici donc la première partie de notre périple au travers des Grenadines.

Tobago Cays et Mayreau - avril 2011

Deuxième partie de notre voyage dans les Grenadines: les Tobago Cays. C'est de toute beauté! Comme vous pourrez voir sur les prochaines photos, l'eau est d'une clarté incroyable. Il est possible de faire des randonnées sur les peties îles et faire beaucoup de plongée en apnée (snorkel) partout entre celles-ci. Nous avons donc monté au sommet de l'île de Jamesby pour prendre cette vue du mouillage. L'île que l'on voit, en arrière plan est l'île de «Petit Tabac».

La couleur de l'eau est signe de la profondeur ou du type de fond (sable, corail, herbe, etc.). En navigation, il faut apprendre à identifier ces couleurs car nous n'avons jamais une vue aérienne comme celle-ci à partir du cockpit.

Quand j'ai vu cette photo, j'ai réalisé à quel point j'ai besoin d'une coupe de cheveux! Dans le bateau, on se regarde rarement dans le miroir... et on se peigne rarement car de toute façon le vent nous dépeigne aussitôt, quand ce n'est pas l'eau de la baignade ou l'eau de pluie.

Ici, dans les Tobago Cays, nous avons eu très souvent de la visite à la proue.

On les trouvait très jolis jusqu'à temps que le capitaine se rende compte qu'ils y laissaient des résidus non désirés et difficiles à nettoyer. On a donc dû imaginer un moyen de les empêcher de se percher à cet endroit. Voici donc l'invention du capitaine et de sa muse. Ne riez pas... ça marche!

Comme les îles des Tobago Cays ne sont pas habitées, des habitants des îles voisines viennent nous offrir toutes sortes de choses: du pain baguette au t-shirt, en passant par les poissons frais et même les bijoux! Voici un des vendeurs de t-shirts:

Et comme si la mer ne nous donnait pas un assez beau spectacle avec toutes ses couleurs, nous avons eu droit à un arc-en-ciel autour du soleil!

L'île de «Baradel», à côté de «Petit Bateau» et «Petit Rameau» est entourée d'un parc de tortues. On peut donc aller nager et regarder les tortues se nourrir dans le fond. En fait, des tortues, il y en a partout dans l'ancrage. À toutes les cinq minutes, il y en a une qui fait surface à côté du bateau puis retourne se nourrir dans le fond. Enfin, sur l'île de Baradel, on trouve aussi de gros cactus (comme sur toutes les îles ici d'ailleurs),

de grosses iguanes ainsi que des tortues terrestres.

Mais attention! Les iguanes ne sont pas toutes cachées dans les buissons!

Et voici notre «Sea Kite» en face de «Petit Tabac»,

et les gardiens du parc des Tobago Cays qui passent pour collecter les frais de parc (4$us/jour/personne).

Après trois jours et deux nuits dans ce magnifique parc marin, nous avons levé l'ancre et avons navigué un gros 2,5 miles pour revenir à Mayreau. Nous avons, cette fois, opté pour l'ancrage dans la baie Saline. La plage est très belle ici aussi.

C'est d'ailleurs de cet ancrage que je capte un signal internet qui me permet de mettre mon blog à jour aujourd'hui.

Hier, nous sommes allés visiter l'île. Il y a un seul chemin principal qui traverse l'île de l'ancrage du nord (Salt Whistle Bay) à celle du sud (Saline Bay) en traversant le village. On y retrouve l'église:

et une superbe vue sur les Tobago Cays,

et l'ancrage de Salt Whistle Bay.

vendredi 15 avril 2011

St-Vincent - Bequia

Ceux qui pensent voir de belles photos ensoleillées seront déçus cette semaine! Depuis un certain temps, c'est la pluie et les nuages qui nous suivent... Nous avons donc changé un peu nos plans pour nous diriger un peu plus vite vers le sud en espérant y retrouver le soleil. Nous sommes donc partis de Ste-Lucie mardi passé pour nous diriger vers St-Vincent. Nous sommes passés à côté des Pitons que nous aurions bien aimé aller grimper mais avec la pluie qui tombait depuis plusieurs jours, c'était impensable. Nous sommes finalement arrivés, en fin de journée, à la baie de Cumberland du côté ouest de l'île de St-Vincent où nous avions décidé de passer la nuit. Les odeurs typiques (marijuana) de cette île nous ont envahis. Nous avons d'ailleurs été accueilli par un local, cigare (ou joint???) à la bouche, qui a offert ses services pour nous aider à nous attacher au bord. Ceci étant la seule façon de nous ancrer dans cette baie très profonde. Une fois attaché, d'autres individus sont venus nous offrir leur service. On voit ici Gervais du bateau Taranga discuter avec un restaurateur local.
L'île donne l'impression de «jungle». D'ailleurs, un bateau québécois a dû se débarrasser d'un serpent qui avait grimpé à son bord. Durant la nuit, il a tellement plu que les capitaines (Michel et Gervais) ont dû faire la vigie pendant plusieurs heures, sous les parapluies, pour s'assurer que les bateaux ne se frappent pas. Le problème étant dû au fait que la rivière qui se jette dans la baie s'est gonflée de pluie et a déversé des torrents d'eau poussant ainsi les bateaux les uns sur les autres.
À la première heure le lendemain, nous avons quitté St-Vincent pour nous rendre à Bequia, sous la pluie...encore! La couverture nuageuse devenant de plus en plus mince, nous avons pu nous balader pour visiter un peu.
Voici l'endroit d'où je vous écrit présentement. Ici, internet n'est pas facile à trouver. En fait, c'est facile si on veut payer... mais ce n'est pas donné!
D'un côté de la baie, un petit trottoir sur lequel on retrouve restaurants et boutiques de plongée longe la rive. Il y a plusieurs quais pour laisser notre dinghy et partir à pied pour explorer.

À l'extrémité du trottoir, on se retrouve dans le village qui a un certain charme mais que nous évitons à cause de la grande quantité de quêteux qui y circulent. Bien que l'on nous ait dit que c'est très sécuritaire ici, on ne sent pas très à l'aise au travers de tous ces gens qui flânent et nous abordent.
Ici, un des moyens d'avoir de l'eau, de la glace ou du fuel est de s'amarrer à ce bateau qui reste ancré au milieu de la baie en permanence.
Voici l'ancrage de Bequia, vu de la plage du village.